Bon, vu que j'ai fait un exposé sur cet artiste, je vais partager ici le savoir éphémère que j'ai acquis avec vous avant qu'il ne disparaisse ^^
Alors Jérôme Bosch (environ 1453- 1516)est un peintre flamand qui peint sur bois (Bosch signifie bois, son vrai nom est Hieronymus van Haken). Pas trop envie de développer sur lui mais surtout sur l'œuvre que j'ai étudié.
C'est un tryptique (tableau en 3 parties) en bois, intitulé Le chariot de foin. Sur l'image vous avez le panneau central, avec le chariot de foin au centre qui occupe une grande partie de l'espace. Il représente le gain terrestre et donc plus symboliquement encore, les richesses. Cette œuvre est un prêche contre la cupidité de l'homme. Comme vous pouvez le voir, il y a toute une foule qui se presse du chariot et essaye de s'emparer du foin (qu'ils soient grands seigneurs en cheval à gauche, des ecclésiastiques ou des pauvres). Au sommet du chariot, un petit groupe de possédants joue de la musique au rythme du diable représenté par le satyre, chante, ignorant un ange, dans un calme relatif en totale opposition avec le chaos qui règne en bas.
Jérôme Bosch dénonce la cupidité de l'homme avec les 3 panneaux du tableau qui forment une suite. Sur le panneau de gauche, on assiste à la création de l'homme et quand il est chassé du jardin d'Eden(ce qui annonce la suite). Puis sur le panneau de droite est annoncé le futur de l'homme, puisque la procession suivant le chariot de foin se retrouve directement aux enfers ! Il y a donc dénonciation de l'homme tellement cupide qu'il en oublie sa propre fin.
Au niveau de l'iconographie, Jérôme Bosch se caractérise par l'introduction dans ses tableaux de personnages mi-animaux mi-humains, qui teintent le tableau d'une atmosphère de folie. Cela se retrouve dans plusieurs de ses tableaux (notamment dans Les tentations de Saint Antoine).
Jérôme Bosch se distingue donc de son temps par rapport aux thèmes de ses oeuvres. Tandis que ses contemporains mettent l'accent sur la piété que l'homme doit avoir envers Dieu, Jérôme Bosch s'interroge sur la manière de représenter la culpabilité de l'homme.